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Soumagne | St Lambert

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Raymonde KACZOR

Réouverture de l'église de Soumagne St Lambert, le 17 octobre 2015 après restauration de la toiture du chœur et de la tour. Il aura fallu 960 jours pour procéder aux travaux de restauration de la toiture du chœur et de la tour de l'église st Lambert.

Extrait du discours de la fabrique d’église.

Mesdames,
Messieurs,
Le 1er mars 2013 on procédait à la fermeture provisoire de l’Eglise St Lambert.Ce 17 octobre 2015, aujourd’hui donc, nous célébrons la réouverture de notre église. 960 jours séparent ces deux dates !!! 960 jours mis à profit pour procéder aux travaux de restauration de la toiture du choeur et de la tour.
Cette – trop – longue période a été – pourquoi le cacher – difficile à vivre pour la communauté chrétienne de la localité. Une communauté chrétienne sans église pour se réunir est un peu comme une équipe de foot privée de son stade…
Je me dois de remercier enfin toutes celles et ceux qui, dans la dernière ligne droite, ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour vous accueillir dignement ce jour. Je pense ici au personnel communal, administratifs et techniciens; aux membres, hommes et femmes de l’UP, aux membres de la FE …
Certes, il reste beaucoup à faire pour rendre à cette église de 1686 son lustre d’antan.
Des travaux de restauration au niveau toiture et corniches doivent être impérativement réalisés à très brève échéance au risque de voir l’intérieur de l’édifice se dégrader davantage encore.
Jacques Querinjean

Extrait du discours de l’Equipe relais.

Mesdames, Messieurs,
Dans l’immense champ de l’action missionnaire de l’Eglise, nous sommes 7 laïcs bénévoles qui constituons l’équipe-relais.
Des laïcs responsables et qui, comme tant d’autres d’ailleurs, rêvons d’une communauté chrétienne à Soumagne, qui soit vivante !
Nous sommes à l’écoute du terrain, travaillons en équipe et en collaboration engagée avec les prêtres et entre paroisses. Notre mission est d’être au service de l’animation pastorale de notre communauté. Certes, nous ne saurons tout faire, mais nous veillons à ce que soient assurés, à Soumagne, dans un esprit de partage et de convivialité, l’annonce de la foi et son rayonnement, l’entraide et la solidarité ainsi que le service de la prière et de la liturgie.

Murielle Kariger

Extrait du discours du curé.

Au nom de la communauté locale de Soumagne, je dis merci à la communauté d’Olne qui a accueilli un moment, les chrétiens de Soumagne pour leur messe dominicale.
Je n’oublie pas la direction de l’école Saint Joseph d’en face qui a mis à notre disposition le week-end, pendant plus d’une année, la salle que nous avons squattée pour le culte.
Les travaux de restauration de cette église ont été effectués grâce essentiellement aux subsides accordés par la Région wallonne et la Province de Liège. Nous leur savons gré de leur apport financier. Mais c’est la commune de Soumagne qui tient l’enfant sur les fonts baptismaux; c’est elle la cheville ouvrière de ce chantier de restauration…
Il ne reste plus qu’à vous proposer cette invitation : venez souvent à Soumagne où vous accueille l’église dédiée à Saint Lambert.
C’est la maison de Dieu, la maison familiale, notre maison à tous. Venez, que vous soyez chrétien ou non, que vous soyez du pays ou juste de passage; que vous soyez malade ou bien portant. Venez, que vous soyez nanti ou complément fauché; que vous soyez rassuré ou que vous portiez dans votre coeur des blessures, des peurs, des espoirs fissurés, des doutes, des révoltes. Venez, que vous soyez joyeux ou triste, tracassé. Entrez en toute confiance et humilité, cet espace protégé et silencieux procure du repos à l’âme.
Vital NLANDU, curé

L'église St Lambert de Soumagne, une vraie merveille, son histoire...    -   Visitez là, cliquez ici
Eléments rassemblés par Albert Lesoinne

Visitez-là! Elle est ouverte chaque année en juillet et août

Vous qui venez visiter l’église de Soumagne, bienvenue en ce lieu sacré ! Une église n’est pas un monument touristique comme les autres. Nous devons nous y comporter comme en temple consacré à Dieu. Notre église, au cours de trois siècles d’existence, a été témoin de tant de présence humaine, mais une présence des hommes en recherche d’un sens pour la conduite de leur vie. Pensez un instant que les murs que vous voyez suent de milliers de milliers de prières que tant de générations sont venues adresser à Dieu Père, Fils Esprit-Saint à la Sainte Vierge Marie, aux Saints qui les ont précédés dans la maison du Père. Pensez à toutes femmes, à tous ces hommes, à tous ces enfants, qui sont venus dire à Dieu leur détresse ou leur joie, demander le pardon de leurs péchés, chanter à la gloire de Dieu, écouter la Parole de Dieu. Songez au nombre de parents qui ont apporté ici un enfant pour le baptême, remplis de tant d’espérances pour cette vie nouvelle. Combien de jeunes garçons et filles ont reçu ici pour la première fois le Corps du Christ, qui ont fait en ce lieu une profession solennelle de Foi ! Il est aussi émouvant de revoir en pensée ces jeunes hommes et femmes qui sont venus se promettre amour fidèle pour toute une vie. Enfin, tant de familles en détresse ont accompagné l’un des leurs pour son dernier passage en cette maison de Dieu.

Si vous pouvez visiter notre église en retrouvant ce lien avec des générations de chrétiens qui ont vécu ici leur recherche d’un sens ultime à leur vie, alors votre visite aura été profitable. Vous pouvez vous associer à eux en vous agenouillant dans l’un de ces bancs, eux-mêmes chargés d’histoire(s) d’hommes.

Soumagne a emprunté son nom au cours d’eau qui l’arrose, qu’on appelle le ry de Soumagne ou simplement la Magne, et que les anciens textes mentionnent sous le nom de Solmania. On rencontre cette forme dans un document de Charles le Simple, roi des Francs, du 25 août 915. Un passage des Miraculi Sancti Remacli rapporte qu’à l’approche des Normands vers 888, les moines de Stavelot, emportant avec eux les reliques de Saint Remacle, passèrent par Soumagne afin que pendant la halte, il fût possible de déposer les reliques dans un temple, ainsi que le voulait l’usage. Deux localités bien distinctes portait le nom de Soumagne : l’actuel Soumagne, qui s’appelait depuis le 18ème siècle Soumagne-le(s)-Moines, et un autre Soumagne, dit Soumagne-Saint-Halent, aujourd’hui Saint-Hadelin. L’utilisation de ces deux noms perdurera jusqu’au début du 19ème.

I. Les origines

Depuis mai 1204 jusqu’à la Révolution Française, l’église et la cure de Soumagne ont été administrées par les Prémontrés, appelés aussi Norbertins, parce qu’ils ont été fondé par Saint Norbert, dans le diocèse de Laon (France) en 1121. (Voir les statues de l’église). En 1124 les Prémontrés installèrent une communauté aux portes de Liège, sur le mont Cornillon, qu’ils abandonnèrent en 1288 pour occuper Beaurepart, l’actuel Grand Séminaire. En 1204 donc, les chevaliers de Fécher cédèrent, pour une certaine somme, le patronage de l’église aux Prémontrés de Cornillon. Ils en furent dessaisis sous Napoléon en 1804.

La construction de l’église actuelle date de l’abbatiat d’Ambroise Defraine qui fut abbé de Beaurepart de 1664 à 1695. Son blason se retrouve au-dessus de la porte d’entrée primitive (murée), ainsi que sur le mur extérieur de la sacristie, le même que sur une grande pierre encastrée dan le mur extérieur du Grand Séminaire à Liège. La date d’achèvement de la construction, 1686 s’inscrit à l’aide d’ancrages sur les faces Nord, Ouest et Sud de la tour.

Les Norbertins essaimèrent rapidement en notre pays, s’établirent à Floreffe, Anvers, Averbode, Tongerloo, etc.

II. Le malheureux incendie. (17-05-1694)

On ignore si le grand tremblement de terre de 1692 affecta la nouvelle construction, comme ce fut le cas des églises de Soiron, de Fléron, et beaucoup de constructions du Pays de Herve, mais les circonstances qui entrainèrent un incendie en 1694 valent d’être relatées.

En ce temps-là, Français et Hollandais, étant en lutte constante, se faisaient dans nos campagnes une guerre de partisans qui consistait surtout en représailles locales, tenant plus du raid de maraudage que d’opérations stratégiques. Dès 1693, le ban d’Olne, alors possession hollandaise, était régulièrement envahi et occupé par des bandes partisans français. Une d’elles s’y était rendue particulièrement odieuse. Elle était formée d’un ramassis de vauriens recrutés par un aventurier, le « capitaine » Lamouche de la garnison de La Roche. Ce dernier rôda d’abord près de deux ans dans le pays, le rançonnant, se livrant à mille sévices. Il arriva le 17 mai 1694, un nommé Platpied, natif du Pansery, qui était partisan des Hollandais, vint de Maastricht à Soumagne, accompagné de vingt-deux hommes. Lamouche, informé de l’arrivée de cette petite troupe, rassembla les siens et se rendit à Soumagne, en s’adjoignant en route la bande d’un certain Cadet, espèce de brigand, originaire de Tignée. Saisis de frayeur, les Hollandais se retranchèrent dans la tour de l’église. Lamouche se présenta et ordonna d’allumer un grand feu sous la tour pour enfumer et déloger Platpied et ses Hollandais pris au piège. L’incendie fit rage et bientôt, de l’édifice il ne resta plus que les murailles. Les Hollandais ne périrent pas tous, car quand ils virent le danger, la plupart se laissèrent tomber sur le toit de l’église en amortissant leur chute au moyen des cordes des cloches. Seize échappèrent ainsi à la mort, mais des six autres périrent dans les flammes.

Dès 1649 les calvinistes avaient obtenu l’usage simultané de l’église d’Olne, qui devint, fait unique, commune aux deux cultes. Le traité de 1661 conclu entre le roi d’Espagne et les Provinces Unies céda définitivement la possession d’Olne aux Hollandais. L’œcuménique avant l’heur ne vécut pas sans heurts !


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